
1. Quand faut-il consulter un médecin ?
Il faut informer votre médecin et votre équipe soignante dès que vous ressentez des effets indésirables, des changements dans votre état de santé ou tout autre problème pendant la thérapie. La fièvre est un signe qui doit vous alerter et doit vous conduire à appeler votre médecin immédiatement. Vous devez également tenir informé votre oncologue si vous envisagez ou si vous prenez tout autre médicament que ceux de votre protocole thérapeutique. Cela comprend les médicaments prescrits par d'autres médecins comme les médicaments que vous prenez sans ordonnance.
2. Thérapies de substitution ou complémentaires
Les thérapies alternatives ou complémentaires sont des traitements qui ne sont pas conventionnelles mais qui peuvent aider les patients à vivre et à supporter leur maladie. En aucun cas elles ne doivent pas se substituer au traitement de votre lymphome. Les thérapies alternatives comme la méditation, les prières, la visualisation mentale, l'exercice, le régime, le biofeedback, le Reiki, l'hypnose et la relaxation peuvent être utiles en association avec d'autres thérapies médicamenteuses conventionnelles. Elles peuvent potentiellement améliorer votre confort physique et émotionnel.
3. Régime et exercice
Une bonne alimentation est toujours primordiale pour votre corps et c'est d'autant plus important pendant le traitement d'un cancer. Il est important de rappeler toutefois qu'il n'existe pas de preuve formelle qu'un régime ou un aliment donné puisse guérir un cancer ou l'empêcher de récidiver. La meilleure approche est de manger régulièrement une nourriture variée et saine. Parlez à votre médecin, à votre infirmière ou votre diététicien avant de changer de régime ou de prendre des vitamines ou des oligo-éléments. Votre équipe soignante peut vous aider à élaborer un plan diététique personnalisé.
Les gens qui ont une activité physique régulière sont souvent davantage en mesure de supporter la chimiothérapie ou la radiothérapie. Demandez à votre médecin si la marche, la natation ou le stretching peuvent être bons pour vous. Mais ne poussez pas vos limites. L'exercice peut vous faire du bien mais ne pas en faire n'aura pas d'incidence sur votre traitement.
4. Gérer les aspects émotionnels du cancer
Il est possible de contrôler de manière efficace les effets indésirables physiques avec des médicaments. Cependant, l'impact émotionnel et psychologique que représente la confrontation avec un cancer a besoin d'être pris en compte.
5. Relations sexuelles et cancer
Le désir sexuel (libido) diminue souvent pendant le traitement d'un cancer. Cela peut être dû à la fois à la fatigue et aux effets que les traitement ont sur la partie du cerveau qui joue un rôle dans le désir sexuel. Les hommes peuvent rencontrer des difficultés à obtenir ou maintenir une érection. Les femmes peuvent ressentir une gêne au niveau du vagin, en particulier au moment des rapports, car les traitements sont susceptibles d'entraîner une sécheresse ou une irritation vaginale. Ces effets indésirables sont généralement temporaires et le désir sexuel et les aptitudes redeviennent normales après le traitement. La durée de ces troubles varie d'un patient à un autre. Le lymphome n'est pas transmis par relations sexuelles. Toutefois, de petites quantités de chimiothérapie peuvent être retrouvées dans le liquide séminal des hommes qui suivent un traitement. L'utilisation de préservatifs est donc recommandée au moment des rapports. Les personnes qui reçoivent une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches doivent également porter des préservatifs. Beaucoup de personnes se sentent gênées de parler des effets indésirables liés au sexe. Comprendre sa sexualité fait partie de la vie et ne doit pas être une source de gêne. N'hésitez pas à en parler à votre médecin. Il pourra vous proposer des solutions pour vous soulager.
6. Fertilité
Il est très important de parler de la fertilité avant de commencer un traitement si vous envisagez d'avoir des enfants. Certains médicaments de chimiothérapie sont en effet susceptibles de provoquer une stérilité. La radiothérapie, selon les doses administées et la région irradiées, peut également affecter les organes de reproduction. La stérilité n'est pas forcément définitive. Cela dépend notamment de l'âge du patient et du type de traitement employé.
7. Grossesse et allaitement
Les femmes qui sont enceintes au moment du diagnostic d'un lymphome doivent en informer leur médecin. Ce dernier peut alors prescrire des traitements exposant le fœtus à moins de risque.
L'allaitement est déconseillé lorsque l'on reçoit un traitement contre un lymphome afin d'éviter d'exposer l'enfant aux effets des médicaments.
Les femmes en âge de procréer doivent parler de ces options à leur médecin.
Dernière mise à jour le 29/05/2009 à 12:00
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