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Benoît , 20 ans Lymphome B à grandes cellules , Nantes
le 25/03/2016

Je m'appelle Benoît, j'ai 20 ans et je suis étudiant en médecine en 4ème année à Nantes. Tout a débuté en Mars 2006. Alors que je sors d'une angine carabinée, je ne retrouve pas la pêche, je me sens fatigué et je commence à sentir une douleur à la poitrine. Je vais voir mon médecin qui me prescrit une radio pulmonaire. Et lors de cet examen, le radiologue me refait faire une autre radio, puis une echo et finalement me propose un rendez-vous de scanner (c'est un peu angoissant toute cette multiplication d'examen). A la suite du scan qui montrait une masse de 10 cm de diamètre dans le médiastin (partie entre les poumons derrière le sternum), s'en est suivi une biopsie sous scan qui me donne le diagnostic : Lymphome à grandes cellules B médiastinal de haut grade. Et dire que je sortais à peine d'un stage de cancéro! Mais le médecin a été très rassurant en me disant que ça guérissait définitivement dans la très grande majorité des cas. Quelques jours après, direction le service d'hémato et c'était parti pour la première cure : R-CEEP. La semaine suivante une autre R-CEEP puis 2 semaines plus tard une dose seule de Rituximab et enfin une cure sur une semaine de R-Métho-AraC. J'ai ensuite passé un pet scan de contrôle qui devait être négatif pour me permettre de passer à la dernière phase du traitement : une autogreffe. Malheureusement le pet scan bien que presque négatif ne l'était pas complètement. C'était parti pour 3 cures de rattrapages de R-DHAP, une tous les 21 jours. Ca ne m'arrange pas, ça prolonge de plus de 2 mois le traitement... On arrive en septembre et les trois cures sont finies, pet scan de contrôle ... ouf, il est enfin négatif, on peut passer à l'autogreffe. C'est ainsi que le 15 Septembre je suis hospitalisé en secteur stérile pour la dernière phase du traitement. Plus que trois semaines à tenir et je suis enfin libre. Ca n'a pas été facile tous les jours, les traitements ne sont pas toujours évident à supporter et c'est tout ce qui entoure les traitements qui est le plus embêtant : prises de sang, médicaments (en comprimé ou en seringue voire des collyres), des transfusions de plaquettes, les pansements de cathéter veineux central... on ne sort plus de l'hôpital ni des soins et on ne peut pas partir en vacances loin. Sans parler de l'alopécie, bien qu'étant un garçon, ce n'est pas si simple que ça à gérer, ça nous empêche de cacher la maladie et parfois on ressent le regard des gens, il faut s'y faire. Cela dit, il faut toujours garder courage, savoir en parler autour de soit même si on ne sait pas forcément comment aborder la chose. Il faut poser plein de questions aux médecins et ne pas partir sans avoir bien compris ce que nous a dit le médecin. De plus, pour moi, c'est tombé en pleine période d'exam, j'en ai alors parlé à mon doyen et au vice doyen grâce à qui j'ai pu passer mes exams dans des conditions spécifiques (seul dans une salle, 1/3 de temps en plus) et finalement je les ai réussi! Il faut en parler, car les gens sont arrangeants quand on leur explique, je remercie d'ailleurs la fac de médecine de Nantes qui m'a vraiment aidé. Il faut avoir confiance dans son équipe de soin tout en étant attentif aux soins prodigués (des erreurs, ça arrive). Savoir que l'on peut guérir est déjà un moteur de guérison. Pour moi, c'est presque fini, une fois sorti de l'autogreffe, je n'aurais plus que des visites de contrôle. Et un risque faible de rechute. Je souhaite en tous cas un bon courage à tous ceux qui peuvent être touchés par la maladie et vous demande de ne jamais perdre espoir, le lymphome étant de mieux en mieux traité de nos jours. Benoît Novembre 2006
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