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Nina Hodgkin , France
le 25/03/2016

“Quoi, un lymphome ? C’est une sorte de pneumonie non ?” Voilà bientôt deux ans que je suis en rémission d’un lymphome de Hodgkin, stade IIb, traité par chimio et radiothérapie ... J’ai passé le bac entre deux chimios et je l’ai eu avec mention bien. J’ai vécu un calvaire, du haut de mes 16 ans, et deux ans plus tard, en regardant mon parcours avec plus de recul et de maturité, je me rend compte à quel point j’ai été courageuse. Peu de personnes m’ont soutenue pendant cette épreuve, je me suis souvent sentie seule, mes professeurs ne m’ont pas encouragée et je ne dois ma réussite qu’à moi même, finalement. Les gens oublient vite, un mois après avoir annoncé à mon entourage “j’ai un cancer”, et puisque je ne le ressassait pas à longueur de temps en me plaignant de mes cheveux qui tombent et de mon insoutenable fatigue, ils en ont presque oublié que j’étais malade. “Pourquoi tu n’es pas en cours ?” – “Je suis en chimio aujourd’hui”. Ce sont des démangeaisons, des démangeaisons qui me faisaient m’arracher tout le corps, littéralement, qui ont révélé le cancer. Et c’était peut être ça le plus dur, de ne pas savoir ce qu’on a, savoir juste que tout le monde te prend pour une cinglée parce que tu t’arraches les bras à longueur de journée (et de nuit), de ressembler à un zombie parce que ça fait 2 mois que tu n’as pas dormi, parce que tu luttes contre toi même sans avoir ce qui ne va pas. Les médecins avaient fini par me dire que c’était psychologique ! Si on a la santé, on a tout. En perdant ma santé, j’ai perdu des amis que je pensais proche, j’ai perdu de l’argent, j’ai perdu mon amour de l’époque. Aujourd’hui je suis guérie, heureuse, j’ai trouvé l’amour et je fais des études qui me plaisent et dans lesquelles je m’épanouis. Il ne me reste de la maladie que d’affreux souvenirs et quelques cicatrices au cou. J’ai peur de la rechute à tel point que je n’en dors pas, certaines nuits, mais j’ai compris tôt qu’il fallait vivre au jour le jour et profiter de ce que la vie nous offre tant qu’on l’a. J’envoie tout mon courage à ceux qui vivent cette maladie aujourd’hui, qui la vivront ou qui l’ont vécue. Il faut rester fort, ne jamais baisser les bras, se dire que la chance finit toujours par tourner, parce que c’est une réalité. Il faut continuer le combat. Nina C.
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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.

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