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Béatrice , 35 ans Lymphome B à grandes cellules , Val d'Oise
le 25/03/2016

Béatrice, 35 ans, 2 enfants. Professeur d’espagnol dans le Val d’Oise. Nous venions de nous marier lorsque, le week-end du 1er mai 2006, j’ai ressenti une gêne respiratoire due à de gros ganglions au fond de la gorge. J’ai aussitôt consulté mon médecin généraliste, qui, très étonné, m’a tout de suite orienté vers un ORL que j’ai vu le soir même. C’est l’ORL qui m’a annoncé que cela pouvait être un lymphome. J’avais vaguement entendu parler de lymphome et pour moi c’était une sorte de cancer. L’ORL m’a alors expliqué qu’il s’agissait d’un cancer du système lymphatique. Je ne m’attendais pas du tout à cette nouvelle. Certes, je me sentais fatiguée, mais j’attribuais cette fatigue au surmenage des préparatifs du mariage et à l’allaitement de ma fille, qui était encore bébé. L’ORL m’a alors prescrit une biopsie que j’ai effectué le lendemain. J’ai cogité toute la nuit en me demandant quelles étaient mes chances… Mon ORL a été très présent et a insisté pour que j’aie les résultats de la biopsie le plus rapidement possible. Mon médecin généraliste m’a aussi bien expliqué les différents types de lymphome et les étapes du traitement. Il avait déjà suivi une patiente telle que moi, ce qui m’a rassuré. On m’a alors orienté vers l’Hôpital Saint Louis où j’ai été prise en charge très rapidement. Mon mari m’a accompagné lors de tous les examens. L’hématologue m’a annoncé que j’avais un Lymphome B à grandes cellules, très agressif et qu’il fallait commencer rapidement la chimiothérapie. J’étais un peu soulagée lorsqu’il m’a expliqué que ce cancer se guérissait bien. J’ai également fait des recherches sur Internet où j’ai finalement trouvé peu d’information. A ce moment là, j’ai eu un grand coup au moral. Je me demandais sans cesse « Est-ce que je vais être dans les 80 % de guérison ? ». Le choc de l’annonce passé, je me suis dit « J’ai un cancer, je vais tout faire pour gagner mon combat contre ce cancer, j’ai tout à y gagner ! ». On voit souvent dans les reportages que le moral est très important pour lutter contre la maladie. C’est vrai. J’ai la chance d’avoir un mari très présent, une famille soudée. Cela m’a aidé à me battre. Le plus difficile a été d’annoncer mon cancer à mes parents, à ma soeur, et surtout à mes 2 enfants. Je pense qu’il ne faut rien cacher. Paradoxalement, c’était plus difficile de l’annoncer aux autres que lorsque l’on me l’a annoncé à moi. Je suis quelqu’un qui a besoin d’extérioriser, de poser des questions aux soignants. Je voulais dire les choses avec des mots simples, comme les médecins me l’avaient expliqué et surtout être positive car le mot cancer fait peur. Ma petite fille de 18 mois, ne réalisait pas trop. A mon petit garçon de 4 ans, j’ai expliqué que j’allais couper mes longs cheveux. Alors, mon mari, mon petit garçon et moi, on s’est coupé les cheveux en même temps. Comme j’avais les cheveux très longs, je les ai coupé en plusieurs étapes. Et finalement, lorsque mes cheveux sont tombés, je m’y suis bien habituée. Je n’ai pratiquement jamais mis la perruque que je m’étais achetée. J’ai voulu être forte pour mes enfants. Mon traitement a été très pénible, j’ai eu une chimiothérapie pendant 6 mois avec de nombreuses complications. Les soignants ont été exceptionnels, très à l’écoute, très humains. Surtout l’infirmière qui me suivait. J’ai pu traverser toutes ces épreuves avec le sourire. Aujourd’hui, j’ai terminé mon traitement, j’attends les résultats des scanners début février pour savoir si je suis en rémission. C’est le Dr Pauline Brice qui m’a parlé de l’association France Lymphome Espoir. En discutant avec d’autres patients lors de mon hospitalisation, je me suis rendue compte que certaines personnes n’étaient pas forcément entourées, qu’elles avaient plus de mal à accepter la maladie. J’ai envie de m’investir dans cette association pour pouvoir expliquer ce cancer à ceux qui ne le connaissent pas et aider les personnes qui sont démunies face à la maladie. Ce dont j’ai envie, c’est de redonner le sourire aux autres ! Béatrice Février 2007
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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
Agrément au niveau national d'association représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, par arrêté du 6 juin 2018 (JO du 15 juin 2018).

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