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Valérie , 35 ans Lymphome B à grandes cellules , Macon
le 25/03/2016

35 ans, 2 enfants. Greffière à Macon. « En 2003, j’ai eu deux pneumonies successives avec de très fortes douleurs au thorax. J’ai tout d’abord passé une première radiographie en novembre qui n’a rien révélé, puis une seconde en mars 2004 où l’on voyait quelque chose, mais il n’était pas encore possible d’identifier ce dont il s’agissait. Le radiologue m’a alors conseillé de passer un scanner. Je me suis rendue à ce scanner sans appréhension particulière car après en avoir discuté avec le médecin cela allait simplement confirmer la pneumopathie, d’autant que je n'avais aucun autre symptôme pouvant laisser penser à autre chose. C’est le radiologue qui m’a annoncé que cela pouvait être une tumeur. J’étais dans une petite pièce de 2m². Cette annonce m’a fait l’effet d’un électrochoc. Je n’étais pas du tout préparée à cette éventualité. Je n'ai de toute façon retenu que le mot tumeur et me suis retrouvée sur le parking complètement effondrée. Toute l'après midi je n’ai pensé qu'à une chose, c'est que je ne verrais pas grandir mes enfants, car pour moi le mot tumeur était synonyme de maladie dont on ne guérit pas sachant que mes tumeurs étaient situées vers les poumons. Le pneumologue m’a reçu en urgence le soir même et m'a expliqué tous les cas possibles en fonction de ce que révèle scanner, du plus bénin au plus grave. Il m'a surtout expliqué que sans biopsie il est difficile de poser un diagnostic. J’ai ensuite effectué 2 biopsies. A ce moment là, je me suis sentie prise dans une spirale. Ma vie était rythmée par la succession des examens et j’avais la sensation de ne rien maîtriser. Le pneumologue m’a alors annoncé avec beaucoup de tact que j’avais un lymphome non-hodgkinien de type B à grandes cellules avancé au stade IV. Il m'a expliqué que c'est un lymphome très agressif mais qui se soigne très bien par chimiothérapie. La nouvelle ne m’a pas fait forcément plaisir mais là j'y étais préparée ! Le lendemain j'avais rendez vous chez un de ses confrères hématologue. Le pneumologue puis le cancérologue ont su prendre le temps de m’expliquer la maladie. De mon côté j’ai effectué des recherches sur internet. C’est ainsi que j’ai eu connaissance de l’association France Lymphome Espoir. J’ai également du annoncer ma maladie à mon conjoint et à ma famille. Ce fut un choc car lors de mes pneumonies, j’étais plutôt sereine, j’étais à mille lieu de penser que j’avais un cancer. Personne de mon entourage n’était préparé à cette nouvelle. Je savais depuis le début comment le traitement allait se passer. Les médecins ont été très présents et ont toujours répondu à toutes mes questions... Je voulais tout savoir ! Pour moi c'était vraiment important de savoir ce qui m'attendait. J'ai toujours été écoutée, mon ressenti a toujours été pris en compte. J'ai donc abordé le traitement de manière plutôt positive en me disant que de toute façon je n'avais pas le choix et que c'était la seule solution pour guérir J’ai fait ma chimiothérapie le 24 mai 2004 jusqu’au 2 octobre 2004 et suis restée 2 semaines et demi en chambre stérile pour recevoir une autogreffe. Je pense que cela a été le plus dur moment de ma maladie d'autant que j'étais en fin de traitement et que j'en avais marre ! J'avais été plutôt forte jusque là mais là je fatiguais ! Le 6 décembre, après un petscan de contrôle, l'hématologue m'a appelé pour me dire qu'il n'y plus aucune trace du lymphome... Quel soulagement ! Je suis en rémission complète depuis 2 ans. Paradoxalement, l’annonce de ma rémission a été un moment très anxiogène. Je me suis sentie seule, démunie du soutien du monde médical. J’ai repris mes activités professionnelles fin février 2005. Cette expérience a complètement bouleversé ma vie, mais au delà de moi, il y a tout ce que cela a engendré sur la famille, les amis... C'est un choc pour tout le monde....le mot cancer est un mot qui fait peur ! Aujourd'hui j'ai toujours des angoisses et je ressens plus les choses de la même façon : pour certaines je me suis endurcie, je relativise et pour d'autres je suis devenue plus méfiante. Il y a un avant et un après la maladie pour moi comme pour mon entourage.» Valérie Bernard Février 2007
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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
Agrément au niveau national d'association représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, par arrêté du 6 juin 2018 (JO du 15 juin 2018).

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