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Jean-Louis , 58 ans Folliculaire à petites cellules , Région parisienne
le 25/03/2016

En janvier 2009 une médecin généraliste autre que mon médecin référent consultée presque par hasard suite à une douleur au thorax me prescrit énergiquement un examen par scanner. Le radiologue me prend à part pour m’informer sans précaution excessive qu’il a détecté une masse ganglionnaire important dans l’abdomen et que j’étais atteint très probablement d’un lymphome. C’était la première fois que j’entendais ce mot et ce spécialiste m’a précisé qu’il s’agissait d’une forme de cancer du sang. La nouvelle m’a beaucoup affecté et j’ai immédiatement vu mon avenir limité à deux ou trois mois, j’étais désemparé. J’avais alors 56 ans, marié, deux grands enfants et quatre petits enfants, cadre dans une grande banque. J’ai consulté à nouveau le médecin généraliste qui m’a rassuré en m’affirmant que l’on allait me soigner et elle a pris rendez-vous immédiatement avec un hématologue. Ce spécialiste m’a reçu très rapidement et m’a assuré pouvoir se charger de me soigner. Les premiers examens ont permis de préciser le diagnostic : un lymphome folliculaire à petites cellules de bas grade au stade IV. Le médecin hématologue m’a informé des modalités du traitement et des résultats espérés. Tout d’abord un protocole de chimiothérapie R-CHOP d’une journée en hôpital de jour toutes les 3 semaines. Après 4 séances, un prélèvement montre que la moelle osseuse n’est plus porteuse de cellules malades et que les adhérences sur le rein sont désactivées. Un scanner est réalisé qui montre que la masse des ganglions a diminué de 40 %, le chef de service hématologie décide alors de modifier le protocole de chimiothérapie, jugeant ce résultat trop faible. Le programme R-DHAP me fut administré pendant quatre séjours d’une semaine à l’hôpital toutes les 3 semaines. Afin d’assurer l’efficacité du traitement, le médecin hématologue me conseilla de me préparer pour une autogreffe de cellules de moelle osseuse. Le prélèvement eu lieu en juin 2009 à La Pitié Salpêtrière sans difficulté particulière. En août 2009, le programme de chimiothérapie terminé, un TEP SCAN fut réalisé, le résultat était satisfaisant puisqu’aucune activité n’était décelée dans les cellules malades. Toutefois, pour être sûr, le médecin hématologue m’hospitalisa fin août pour 3 semaines minimum, pour une séance du programme BEAM et une autogreffe. Le séjour eu lieu en grande partie en chambre stérile car la période d’aplasie impose de limiter au maximum le contact de virus. Je dois préciser que le personnel soignant m’a beaucoup aidé en m’expliquant leurs actions, j’étais en confiance. Je ne pouvais absorber aucune nourriture provenant de l’hôpital, tout mon corps s’y opposait, mais j’étais nourri par perfusion et ma femme m’apportait de bons petits plats. C’est un moment difficile mais la puissance du traitement conforte dans l’espoir de triompher de la maladie, ce qui donne le courage nécessaire. Le soutien des proches est bien entendu un avantage déterminant. Je suis sorti de l’hôpital fin septembre 2009 et j’ai commencé une longue période de récupération qui a duré 7 mois et j’ai pu reprendre mon travail en avril 2010, en ce mois d’août 2010 les effets secondaires du traitement s’estompent. En décembre 2009 un nouveau TEP SCAN a confirmé ma rémission totale et un nouvel examen en août 2010 l’a constaté à nouveau. Je souhaite apporter ce témoignage qui concerne un lymphome folliculaire à petites cellules car je n’en ai pas trouvé d’exemples parmi les témoignages actuellement disponibles sur votre site. Je serais éternellement reconnaissant aux médecins et à leur équipes qui m’ont vraiment bien pris en charge, heureusement nous avons la Sécurité Sociale en France, soyons attentifs à conserver et pérenniser ce système. L’envie de se battre est toujours confortée lorsqu’on se sent soutenu, il faut s’ouvrir à toute personne susceptible d’aider à lutter. Les progrès de la recherche scientifique sont spectaculaires, sachons aussi soutenir ces travaux qui coûtent mais qui donnent tant d’espoir. Je souhaite à tous les malades qui liront ce témoignage d’y trouver l’espoir de sortir vainqueur du combat contre cette maladie qui fait peur. Jean-Louis , 58 ans, lymphome folliculaire à petites cellules.
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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
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