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Jean-Philippe , 58 ans Lymphome de Hodgkin , Paris
le 25/03/2016

En 1973, j'étais en classes préparatoires au Lycée Pasteur de Neuilly (Math'Sup). Après le noël de cette année de mes 18 ans, mes parents ont appris que la radio passée un an plus tôt montrait une importante opacité pulmonaire. On a d'abord soupçonné une leucémie, mais mes examens sanguins ne révélaient aucune anomalie. En mai 1973, un phtisiologue dont je ne me rappelle plus le nom, soupçonnant un lymphome hodgkinien, a découvert un ganglion sous claviculaire, gros comme un œuf. Après son ablation et analyse, le diagnostic était confirmé. J'ai alors été reçu à l'hôpital Saint-Louis, par le Professeur Jean Bernard, qui m'a prescrit une batterie d'examens complémentaires, à l'époque assez barbares. J'étais au stade III. Jean Bernard m'a reçu chez lui, sans mes parents. Il m'a dit ces mots, encore vivaces dans ma mémoire : "Vous êtes malade. Je vais vous soigner, mais c'est par vous-même que vous allez guérir". Ont suivi dix-huit long mois de chimiothérapie et de corticothérapie alternées. Puis splénectomie et radiothérapie en 1975, suivies par une dernière phase de six mois de chimiothérapie. J'étais en rémission. En dehors des visites quasi hebdomadaires à Saint-Louis, Jean Bernard me voyait régulièrement. Surtout pour m'encourager à poursuivre mes études. Il a personnellement demandé à mes professeurs de venir chez mes parents me donner des cours pour me maintenir à niveau. J'ai été autorisé à redoubler Math'Sup, par dérogation spéciale, puis j'ai passé après Math Spé les concours des grandes Écoles. Jugeant que mon état de santé m'interdisait Polytechnique, Jean Bernard m'a orienté vers Normale Sup, en ne mentionnant pas la maladie dans mon dossier d'inscription. Une fois reçu, les boucliers se sont levés pour me barrer les portes de la fonction publique et je dois au soutien acharné de Jean Bernard d'avoir été finalement admis par dérogation. Il anticipait ma guérison en assurant que je serai un des premiers guéri de cette maladie. Ce qui est arrivé. Voilà 37 ans que ces événements se sont déroulés. J'ai eu en avril dernier un double pontage cardiaque et une greffe biologique aortique. Les trop forts rayons de l'époque ont brûlé mon cœur. Voilà bientôt un an que cela s'est passé et n'est plus qu'un mauvais souvenir. J'ai aussi une péricardite constructive aiguë, qui est un handicap passager. Quel miracle ! La médecine m'aura donc sauvé deux fois la vie. C'est extraordinaire. Que cela soit un message d'immense d'immense espoir pour tous les malades actuels ou récents atteints de cette maladie. La vie est un miracle. J'ai souvent eu besoin de reprendre contact avec les médecins qui m'ont soigné à l'époque. Je n'ai jamais eu la possibilité de pouvoir leur dire ma reconnaissance vint ans plus tard. Ce sera mon seul regret.
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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
Agrément au niveau national d'association représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, par arrêté du 6 juin 2018 (JO du 15 juin 2018).

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