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COVID-19: Conseils et recommandations Vaccination

Informations sur la vaccination

Le LYSA* conseille sans réserve la vaccination contre la COVID aux patients ayant ou ayant eu un lymphome

Le risque de complications graves liées à l'infection COVID chez les patients ayant un lymphome est sensiblement plus important que celui de la population générale. Même si les données concernant les personnes atteintes de cancers ou présentant une immunodépression sont encore limitées, le rapport bénéfice/risque est indiscutablement favorable à la vaccination de ces patients.

Les vaccins approuvés par les autorités et commercialisés ne présentent pas de risque identifié chez les patients immunodéprimés. La seule contre-indication à la vaccination reste une allergie grave à une vaccination antérieure.

En fonction de votre traitement, votre médecin pourra déterminer la meilleur moment de la vaccination. Parlez-en avec lui!

Enfin, l'efficacité de la vaccination contre les formes symptomatiques de covid-19 n'est pas de 100 % et la protection contre la transmission du virus n'est pas connue à l'heure actuelle. Il est donc indispensable de continuer à appliquer les gestes barrières, même après avoir été vacciné.

 

*https://experts-recherche-lymphome.org/lysa/

Recommendations COVID

 

 

Vaccins anti-covid-19 : ce qu’il faut savoir

La campagne de vaccination contre la covid-19 a début est en cours en France depuis fin décembre. Voici une synthèse des informations importantes à connaître sur les vaccins actuellement disponibles (mise à jour le 23 février 2021).

  • Principales caractéristiques des 2 premiers vaccins

Au 19 février dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comptabilisait 70 vaccins contre la covid-19 en phase d’évaluation clinique (c’est-à-dire évalué chez l’homme), dont 16 sont en phase III. Cela signifie que ces derniers sont évalués dans le cadre de vastes études visant à déterminer leur efficacité.

Les vaccins aujourd’hui autorisés en Europe sont développés par l’alliance germano-américaine Pfizer/BioNtech et le laboratoire américain Moderna et l'alliance anglo-suédoise Université d'Oxford/AstraZeneca.

Les vaccins de Pfizer/BioNtech et de Moderna reposent sur la technique de l’ARN messager (ARNm). Cela consiste à injecter une petite partie du matériel génétique du SARS-CoV-2. Cet ARNm va inciter l’organisme à produire des protéines spécifiques du virus. Le système immunitaire va ensuite réagir à la présence de ces protéines, qu’il va considérer comme étrangères, en produisant notamment des anticorps. En cas d’infection par le SARS-CoV-2, la réponse immunitaire est immédiatement prête à combattre le virus.

Si des vaccins à ARNm sont étudiés depuis longtemps, ceux développés contre la covid-19 sont les premiers à avoir été évalués dans le cadre d’études de phase III.

Le vaccin de l’Université d’Oxford/AstraZeneca est un vaccin à vecteur viral non répliquant. Il repose sur l’utilisation d’un virus, un adénovirus du chimpanzé, contenant un gène du SARS-CoV-2. L’adénovirus utilisé n’est pas pathogène pour l’homme et ne peut se répliquer. Une fois qu’il a pénétré une cellule, il produit uniquement une protéine du SARS-CoV-2. La présence de cette protéine induit une réaction immunitaire dirigée contre elle. La vaccination prépare donc le système immunitaire à réagir immédiatement en cas d’infection par le SARS-CoV-2.

Les vaccins de Pfizer/BioNtech et de Moderna et de l’Université d’Oxford/AstraZeneca nécessitent deux injections intramusculaires, respectivement à 21 et à 28 jours d’intervalle. Le premier présente l’inconvénient de devoir être conservé à très basse température (-72 °C) et 5 jours dans un réfrigérateur standard, alors que le vaccin de Moderna peut être conservé dans un congélateur standard (-20 °C) et 30 jours dans un réfrigérateur. Le vaccin de l’Université d’Oxford/AstraZeneca présente l’avantage de pouvoir être conservé dans un réfrigérateur standard (entre 2° C et 8° C).

Le vaccin de Pfizer/BioNtech est appelé Comirnaty®, celui de Moderna a pour nom Vaccin Moderna COVID-19 mRNA, celui de l’Université d’Oxford/AstraZeneca est nommé AZD1222 ou Vaccin COVID-19 AstraZeneca.

  • Les données d’efficacité et de tolérance actuellement connues

Les données d’efficacité et de tolérance des trois vaccins sont issues de publications dans des revues scientifiques et des rapports d’évaluation de l’agence européenne du médicament et de la Haute Autorité de Santé.

  • Une efficacité élevée pour les 2 vaccins, plus modérée pour le 3ème 

Le vaccin Comirnaty® a été évalué chez 43 548 volontaires de plus de 16 ans. L’essai ayant évalué le vaccin Moderna COVID-19 mRNA a concerné 30 420 personnes de plus de 18 ans. L’efficacité du vaccin COVID-19 Astra zeneca a été évaluée dans trois essais ayant inclus au total 16 437 volontaires dont les données ont été regroupées. Dans les trois cas, la moitié des volontaires a reçu le vaccin, l’autre un placebo.

Dans l’essai sur Comirnaty®, 8 cas de covid-19 ont été observés parmi les volontaires vaccinés par rapport à 162 cas parmi ceux ayant reçu le placebo. L’efficacité vaccinale est ainsi de 95 %. Cette efficacité semble similaire quels que soient l’âge (94,7 % d’efficacité chez les personnes de 65 ans ou plus), le sexe, l’indice de masse corporelle et la présence ou non de pathologies associées.

Dans l’essai sur le Moderna COVID-19 mRNA, des cas confirmés de covid-19 symptomatique ont été constatés chez 11 volontaires vaccinés et chez 185 de ceux ayant reçu le placebo. L’efficacité vaccinale est de 94,1 %. Cette efficacité apparaît meilleure chez les personnes de moins de 65 ans (95,6 %) que chez les personnes plus âgées (86,4 %). De même, elle est supérieure chez les volontaires qui ne présentent pas de facteurs de risque de forme sévère (95,1 %) par rapport à ceux présentant de tels facteurs (90,9 %). Mais que ce soit chez les personnes de plus de 65 ans ou celles présentant un facteur de risque, l’efficacité rapportée reste néanmoins bonne. Enfin, les résultats disponibles suggèrent que le vaccin serait efficace contre les formes sévères de covid-19, mais cela demande à être confirmé.

L’analyse des données sur le vaccin COVID-19 Astra zeneca est compliquée, la méthodologie des essais menés n’étant pas similaire, notamment sur le schéma vaccinal. Ainsi, certains patients ont reçu une demi-dose lors de la première injection. Par ailleurs, l’intervalle entre les deux doses a été très variable, allant de 4 à 26 semaines. L’efficacité observée varie de 37 % à 74 % selon les essais. Globalement, en ne retenant que les personnes ayant été vaccinés selon le schéma retenu pour l’autorisation de mise sur le marché, l’efficacité du vaccin est estimée être de 62 %.

Au vu des données disponibles, il semble que l’allongement de l’intervalle entre les deux doses améliore l’efficacité vaccinale ; l’efficacité estimée est de 56 % pour un intervalle compris entre 4 et 8 semaines et de 75,4 % lorsqu’il est supérieur à 12 semaines.

Il convient de noter que :

  • Les données disponibles ne permettent pas de conclure sur l’efficacité desvaccins Comirnaty® et Moderna COVID-19 mRNA chez les personnes âgées de plus de 75 ans, les effectifs inclus dans les essais étant trop faibles.
  • Les données disponibles pour le vaccin COVID-19 Astra zeneca ne permettent pas de connaître son efficacité chez les personnes de plus de 65 ans, en raison d’un trop faible nombre de volontaires dans cette tranche d’âge.
  • Le suivi dans les essais est actuellement trop court pour connaître la durée de l’efficacité des vaccins évalués.
  • Les résultats de ces essais n’apportent pas d’information sur l’impact de la vaccination sur le risque de transmission du SARS-CoV-2 en cas d’infection, qui doit faire l’objet d’études ultérieures.

 

  • Des données de tolérance rassurante

La plupart des effets indésirables rapportés dans les deux essais étaient principalement des symptômes généraux (fatigue, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, frissons, fièvre) et des manifestations au site d’injection du vaccin (douleur au point d’injection principalement, rougeurs, œdème). Dans la plupart des cas, ces effets indésirables étaient d’intensité légère à modérée. Il s’agit de réactions classiquement observées après une vaccination. 

Parmi les effets indésirables rares, on compte quelques cas de lymphadénopathie (augmentation du volume d’un ou de plusieurs ganglions) de courte durée, de paralysies du nerf facial et des réactions d’hypersensibilité. La seule contre-indication aux 2 vaccins est le fait d’avoir présenté une allergie grave lors d’une vaccination antérieure.

Il convient de noter que la durée courte du suivi (2 mois) ne permet pas à ce jour de connaître la tolérance à long terme des deux vaccins.

L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place un dispositif de pharmacovigilance (surveillance et prévention du risque d'effet indésirable) renforcée dans le cadre de la campagne de vaccination contre la covid-19. Lors d’un point de situation communiqué le 19 février, l’ANSM a indiqué qu’en France, à la date du 11 février :

  • 3634 cas d’effets indésirables potentiellement liés au vaccin Cominarty® ont été observés. 80 % de ces cas sont considérés comme non graves. Des cas d’hypertension artérielle et de troubles du rythme cardiaque font l’objet d’une surveillance particulière. Il a été également rapporté 130 décès parmi les personnes vaccinées. L’ANSM indique qu’après analyse « les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces décès sont liés à la vaccination. »
  • 87 cas d’effets indésirables potentiellement liés au vaccin Moderna COVID-19 mRNA ont été rapportés. 93 % de ces cas sont considérés comme non graves.
  • 179 cas d’effets indésirables potentiellement liés au vaccin COVID-19 AstraZeneca ont été recensés. Dans 55 % des cas, ils sont considérés comme étant non graves. Parmi les cas rapportés, 175 correspondent à des cas de syndrome pseudo-grippaux.

Les données de pharmacovigilance sur les vaccins anti-covid-19 sont librement consultables sur le site de l’ANSM (https://ansm.sante.fr).

Lors d’un point de situation communiqué le 22 janvier, l’ANSM a indiqué qu’à la date du 15 janvier 135 cas d’effets indésirables potentiellement liés au vaccin Cominarty® ont été observés en France depuis le lancement de la campagne de vaccination (sur 388 730 personnes vaccinées). 22 de ces cas d’effets indésirables sont considérés comme graves. Il a été également rapporté 9 décès parmi les personnes vaccinées. L’ANSM indique qu’il « s’agissait de personnes âgées résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse qui présentaient pour la plupart de lourdes comorbidités. Au vue des connaissances actuelles sur le vaccin Cominarty® et des éléments renseignés sur les cas à ce jour, rien ne permet de conclure que les décès rapportés sont liés à la vaccination. »

Les données de pharmacovigilance sur les vaccins anti-covid-19 sont librement consultables sur le site de l’ANSM (https://ansm.sante.fr).

 

  • Un rapport bénéfice-risque favorable pour les personnes ayant ou ayant eu un lymphome

Les données actuellement disponibles sur l’efficacité et la tolérance des 2 vaccins chez les personnes atteintes de pathologies chroniques, de cancers et/ou présentant un déficit immunitaire sont très limitées. Ces vaccins n’ont pas pour le moment été étudiés spécifiquement chez les personnes ayant ou ayant eu un lymphome.

Il est fréquent que les personnes traitées pour un lymphome présentent un déficit immunitaire plus ou moins marqué et plus ou moins durable. Il est bien connu qu’un déficit de l’immunité peut entraîner une moins bonne efficacité des vaccins. Cependant, même avec une efficacité diminuée, les vaccins restent bénéfiques en cas de lymphome sous traitement. Cela a été bien démontré par exemple pour les vaccins contre la grippe et le pneumocoque 

Compte tenu de l’efficacité observée des vaccins actuellement disponibles et de leur bonne tolérance immédiate, la vaccination est fortement recommandée à toutes personnes ayant ou ayant eu un lymphome. Rappelons que les personnes atteintes d’un lymphome en cours de traitement et/ou présentant un déficit immunitaire ont un risque nettement supérieur à la population générale de faire une forme sévère de covid-19 en cas d’infection par le SARS-CoV-2.

  • Disponibilité actuelle des 3 vaccins en France

Comirnaty®, le vaccin de Pfizer/BioNtech a reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle européenne le 21 décembre 2020, validée 2 jours plus tard par la Haute Autorité de Santé (HAS) Française.

Au 14 février 2021, un peu plus de 3,5 millions de doses de ce vaccin avaient été livrées à la France.

Le vaccin développé par Moderna a reçu de son côté une autorisation conditionnelle de mise sur le marché européenne le 6 janvier, validée par la HAS 2 jours plus tard. 

Au 14 février 2021, 273 600 de doses de ce vaccin avaient été livrées à la France.

Le vaccin COVID-19 AstraZeneca a reçu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché européenne le 29 janvier, validée par la HAS le 2 février.

Au 14 février, 59 000 doses de ce vaccin avaient été livrées à la France.

  • Un plan de vaccination mis à jour en temps réel en France

Le plan de vaccination adopté par le gouvernement français s’inspire — sans les reprendre totalement — des recommandations élaborées par la Haute Autorité de Santé (HAS) en novembre et décembre 2020.

Près de 10 millions de personnes sont aujourd’hui considérées comme prioritaires. Les personnes atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes (donc les lymphomes) en cours de traitement par chimiothérapie font partie de ces personnes, sans critère d’âge. Pour ces personnes, les vaccins recommandés par le ministère de la Santé sont ceux de Pfizer/BioNtech et de Moderna.

Depuis le 19 février, la vaccination avec le vaccin COVID-19 AstraZeneca est ouverte aux personnes âgées de 50 à 64 ans et qui sont à risque de faire une forme grave de covid-19 en raison d’une autre pathologie. Les cancers hématologiques (donc les lymphomes) actifs et diagnostiqués depuis moins de 3 ans font partie de ces pathologies.

À l’heure actuelle, les personnes âgées de 65 à 74 ans atteintes de lymphome qui ne sont pas en cours de traitement n’ont pas accès à la vaccination car le vaccin COVID-19 AstraZeneca n’est pas recommandé aux personnes de 65 ans et plus. Selon le ministère de la Santé, elles devraient pouvoir se faire vacciner à partir de la fin mars.

La vaccination peut actuellement avoir lieu :

  • Dans un centre de vaccination, avec prise de rendez-vous préalable et sur prescription médicale. Le rendez-vous peut être pris directement par les personnes concernées ou, très prochainement, par l’intermédiaire de leur médecin traitant. La liste des centres de vaccination (avec leurs coordonnées) est indiquée sur le site sante.fr
  • Dans le lieu de soins habituel (hôpital notamment) des personnes atteintes d’une pathologie à très haut risque de forme grave de covid-19. L’implantation de la vaccination dans les lieux de soins est en cours. La vaccination est alors effectuée par l’équipe soignante.

À partir du 25 février, la vaccination pourra être réalisée par les médecins de ville, mais uniquement avec le vaccin COVID-19 AstraZeneca.

Dans tous les cas, il vous est recommandé d’en parler avec votre hématologue et/ou votre médecin traitant pour déterminer le meilleur moment pour vous faire vacciner contre la covid-19 en fonction de votre situation individuelle.  

À la date du 18 février, selon des données du ministère de la Santé, plus de 2,5 millions de personnes ont reçu une première de dose de vaccin, et plus de 1,1 million ont reçu la deuxième injection. Plus de 41 % des personnes ayant reçu la 1re injection sur des personnes âgées de 80 ans et plus et près de 19 % des personnes âgées de 75 à 79 ans. 60 % des personnes vaccinées sont des femmes.

Pour les personnes ayant ou ayant eu un lymphome, l’accès à la vaccination contre la covid-19 est ou sera possible selon le calendrier suivant : 

  • Vous êtes une personne âgée résidant en établissement ;
  • Vous êtes un soignant, un pompier ou une aide à domicile ;
  • Vous avez plus de 75 ans et vivez à domicile ;
  • Vous êtes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Vous avez été traité par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Dans les 2 derniers cas, une prescription médicale de votre médecin traitant est nécessaire.

Il est à noter que la Haute Autorité de Santé recommande actuellement de privilégier les vaccins de Pfizer/BioNtech et de Moderna pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Le vaccin COVID-19 Astra zeneca est recommandé de préférence pour les personnes de moins de 65 ans.

Les vaccinations ont lieu dans les centres de vaccination ouverts sur l’ensemble du territoire. La liste de ces centres (avec leurs coordonnées) est indiquée sur le site www.sante.fr.

Il est indispensable de prendre rendez-vous par téléphone ou en ligne (selon les centres) pour se faire vacciner.

La vaccination n’est pas obligatoire. Elle est gratuite pour tous.

Dans tous les cas, il vous est recommandé d’en parler avec votre hématologue et/ou votre médecin traitant pour déterminer le meilleur moment pour vous faire vacciner contre la covid-19 en fonction de votre situation individuelle.

 

Un schéma vaccinal modifié recommandé par la Haute Autorité de Santé

Les autorisations de mise sur le marché des deux vaccins actuellement disponibles prévoient un schéma d’administration à 2 doses espacées de 21 jours pour Comirnaty® et 28 jours pour le vaccin à ARNm Covid-19 de Moderna.

Le 23 janvier, la Haute Autorité de Santé (HAS) a néanmoins recommandé une modification du schéma vaccinal pour tenir compte de la disponibilité limitée des vaccins actuellement autorisés et de la nécessité de vacciner le plus rapidement possible le plus grand nombre de personnes prioritaires. La HAS préconise de repousser l’injection de la deuxième dose du vaccin à 6 semaines (au lieu de 3 à 4 semaines). Le report de la 2e dose avec un délai maximum de 6 semaines, qui reste dans la fourchette des délais étudiés dans les essais cliniques pour déterminer l’efficacité vaccinale, ne serait pas préjudiciable à l’acquisition d’une protection immunitaire.

 


Nos Webinaires

 

Le 5 juin 2020:

Webinaire 5 : déconfinement suite et fin !

 

Le 7 mai 2020:

Webinaire 4 sur le déconfinement 

  

Les conseils de France Lymphome Espoir pour la phase post-confinement

Ces conseils sont téléchargeables sur ce lien

L’annonce du déconfinement est une nouvelle que nous attendions tous avec impatience. Néanmoins, la phase post-confinement pose de nombreuses questions pour les personnes fragiles. Afin de tenter de répondre à certaines d’entre elles, nous vous proposons quelques conseils destinés aux personnes touchées par les lymphomes et à leurs proches. Il s’agit d’indications générales, à adapter en fonction de chaque situation, notamment votre risque individuel et la circulation locale de l’épidémie. Votre hématologue peut vous aider à définir une stratégie post-confinement adaptée à votre cas particulier. N’hésitez pas à le contacter !

Elaborés à partir des différents rapports et recommandations disponibles, avec l’aide de notre Comité scientifique, ces conseils seront régulièrement mis à jour .

Qui sont les personnes fragiles ?

  • Être fragile signifie que l’on présente un risque plus important de développer une forme grave de la maladie COVID-19 par comparaison à la population générale.
  • La liste des personnes fragiles a été établie par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) : les patients atteints d’une hémopathie maligne en cours de traitement et les personnes immunodéprimées en font partie . Les greffes de cellules souches et certains traitements médicamenteux (chimiothérapie, traitement immunosuppresseur, corticothérapie à dose immunosuppressive) peuvent provoquer une immunodépression, souvent temporaire.
  • Au-delà des risques liés aux traitements des lymphomes, votre niveau personnel de fragilité dépend aussi de l’âge : plus on vieillit, plus il augmente . L’obésité, le diabète non équilibré, des antécédents cardiovasculaires ou certaines pathologies chroniques respiratoires constituent également des facteurs de risque . À l’inverse, les personnes jeunes et sans autres pathologies ont un risque plus faible.
  • En cas de doute sur votre situation, consultez votre hématologue.

Un risque variable en fonction des zones géographiques

  • L’épidémie de COVID-19 a touché les régions françaises de façon très inégale. La définition des départements rouges ou verts, et en particulier l’indicateur concernant la circulation du virus, vous permet d’identifier plus précisément le niveau de risque local. Par ailleurs, le risque statistique de croiser le virus est a priori plus élevé dans une grande ville que dans un village isolé, sauf si un foyer d’infection y a été identifié.

Que faire à partir du déconfinement ?

  • À ce stade, pour les personnes considérées fragiles, il est toujours aussi important de ne pas être contaminé par le virus. Pour y parvenir, nous vous proposons quelques pistes, à adapter en fonction du risque épidémique local et de votre situation personnelle:
    • Restez autant que possible chez vous, ainsi que vos proches vivant sous le même toit.
    • Évitez de vous rendre dans les lieux fréquentés par le public et préférez, si possible, les livraisons à domicile ou l’aide de tiers pour vos courses (famille, amis, associations, etc.).
    • Si vous retournez sur votre lieu de travail, vous pouvez solliciter la médecine du travail pour l’informer de votre fragilité et permettre certains aménagements pour que votre protection soit renforcée.
    • Si votre entreprise ne peut vous garantir des conditions de travail suffisamment sures, vous pouvez rester en télétravail ou opter pour le dispositif de chômage partiel prévu pour les personnes fragiles et leurs proches. Les travailleurs non-salariés peuvent quant à eux continuer à bénéficier d’arrêts de travail au titre des recommandations sanitaires. Ces dispositifs, qui bénéficient aux personnes fragiles , seront maintenus au moins jusqu'à la fin de l'urgence sanitaire.
    • La décision de renvoyer ou pas vos enfants à l’école doit bien évidemment tenir compte de l’intérêt et de l’âge des enfants. Le retour à l’école le 11 mai est basé sur le volontariat et des solutions de scolarisation à distance seront maintenues pour ceux qui resteront chez eux. Vous pourrez continuer à bénéficier, jusqu’au 31 mai 2020, des dispositifs de chômage partiel et d’arrêt de travail pour garde d’enfants mis en place dans le cadre de l’épidémie.

Si vous devez sortir ou vous déplacer

  • Portez systématiquement un masque, y compris dans la rue. Une directive du ministère de la Santé en date du 4 mai permet désormais aux personnes à très haut risque de développer une forme grave de COVID-19 de bénéficier gratuitement de 10 masques par semaine. Ces masques doivent vous être prescrits par votre médecin traitant et vous pouvez ensuite les obtenir en pharmacie .
  • Respectez les gestes barrière :
    • Restez à distance d'au moins 1m des personnes que vous croisez, si possible un peu plus ;
    • Lavez-vous fréquemment les mains avec du savon ou, à défaut, utilisez du gel hydroalcoolique. L’utilisation de gants est en revanche déconseillée.
    • Évitez de prendre les transports en commun :
      • Privilégiez autant que possible votre véhicule personnel, le vélo ou des moyens de transport permettant d’éviter la promiscuité 
      • Dans les taxis, VTC, VSL ou ambulances : portez un masque et vérifiez que le chauffeur en fait autant ; respectez les gestes barrières.

Votre santé

  • Poursuivez vos traitements et votre suivi médical, conformément aux indications de votre hématologue. S’il ne vous a pas encore contacté, n’hésitez pas à le solliciter pour faire le point sur les modalités de votre suivi post-confinement.
  • Si nécessaire, vous pouvez bien entendu vous rendre chez votre médecin, chez votre dentiste, ou à l’hôpital, en appliquant strictement les mesures de protection décrites plus haut.
  • Les examens biologiques et les prises de sang peuvent être réalisés à votre domicile. Demandez si vous pouvez en bénéficier.
  • Certains actes, examens ou interventions médicales non urgentes, qui ont été repoussés en raison du confinement, vont progressivement être reprogrammés : si vous êtes concerné, discutez-en avec votre hématologue.
  • Si vous devez vous déplacer en raison d’une obligation médicale, utilisez de préférence votre véhicule personnel ou, à défaut, demandez si vous pouvez bénéficier d'une prescription de transport sanitaire.

Quelles questions poser à votre hématologue ?

  • Votre hématologue adaptera votre traitement ou suivi à la phase post-confinement. Il peut également vous aider à déterminer votre niveau de risque individuel et vous conseiller quant aux comportements à adopter en fonction de votre état de santé, ainsi que de votre situation familiale et personnelle.
  • Voici quelques suggestions de questions à lui poser pour l’aider à vous conseiller :
    • Est-ce qu’en raison de mon état de santé je présente un risque particulier par rapport au COVID-19 ?
    • Est-ce que je dois respecter des précautions particulières quand je viens en consultation ou quand je vais à l’hôpital pour mon traitement et/ou des examens ?
    • Quelles précautions dois-je respecter par rapport à mes proches s’ils ne sont plus confinés?
    • Comment ma prise en charge s’organise-t-elle désormais ?
    • Est-il possible de recevoir mon / mes traitements à domicile 
    • Comment faire si j’ai un effet indésirable ?
    • Puis-je avoir (à nouveau) accès à des soins de support (soutien psychologique, activité physique adaptée,
    • Traitement de la douleur, conseils nutritionnels, etc.) ? À qui dois-je m’adresser ?

Votre vie sociale

  • Avec la fin du confinement, il redevient possible de rencontrer ses proches en prenant les précautions adaptées. Si vous souhaitez passer un moment avec une personne qui ne vit pas habituellement avec vous, un ami ou un membre de votre famille, informez cette personne de votre fragilité et de la nécessité qu’elle contribue à votre protection, en appliquant les mesures qui suivent :
    • Si elle présente des symptômes (fièvre, toux, etc.) ou a été en contact avec une personne contaminée, il faut repousser la rencontre ;
    • Pas d’embrassades, ni de serrages de main ;
    • Vous devez porter chacun un masque ;
    • Préférez une rencontre en extérieur, dans un jardin par exemple. A défaut, optez pour une pièce bien aérée ;
    • Respectez une distance de sécurité d’au moins 1m entre vous.
  • À noter que le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) préconise de ne rencontrer qu’une seule personne à la fois.

Une période difficile pour les personnes fragiles

  • Il est impossible, à ce jour, de dire combien de temps pourra durer cette période ambiguë, au cours de laquelle les personnes fragiles devront continuer à adapter leurs comportements au risque épidémique, plus encore que le reste de la population. Plusieurs événements pourront y mettre un terme: par exemple une évolution favorable de l’épidémie ou du taux d’immunisation de la population, la découverte d’un traitement préventif ou curatif, ou encore la mise au point d’un vaccin.
    Cette situation comporte des difficultés qui ne doivent pas être occultées. On peut se sentir isolé et mis à l'écart. On peut aussi se sentir coupable, en tant que personne fragile, d’imposer des contraintes aux proches qui vivent sous le même toit que nous.

N’hésitez pas à chercher de l’aide et du soutien

  • Pour tout besoin d’expression, d’échange ou de soutien, la permanence téléphonique de France Lymphome Espoir (01 42 38 54 66) est à votre disposition du mardi au vendredi de 10h à 17h. Pour toute question d’ordre juridique, administratif ou financier, vous pouvez contacter Juris Santé (04 26 55 71 60) du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00.
  • Vous pouvez également nous poser vos questions sur le Forum (www.francelymphomeespoir.fr/forum/) et via les réseaux sociaux :
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Dernière mise à jour le 24/02/2021 à 16:10

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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
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