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Comment traiter un Lymphome Non Hodgkinien ?

Le lymphome non hodgkinien fait partie des maladies que l'on soigne bien et les patients peuvent être guéris grâce aux traitements modernes telles que la chimiothérapie, la radiothérapie et l'immunothérapie. La réponse aux traitements des différents lymphomes non hodgkiniens dépend du type et du stade du lymphome, ainsi que d'un certain nombre d'autres facteurs.

Par exemple, un lymphome diffus à grandes cellules B localisé, qui représente un tiers des cas de ce type de lymphome à grandes cellules B, peut être guéri dans 80% des cas. Un lymphome folliculaire étendu est plus difficile à guérir mais demeure compatible avec une survie prolongée.

Beaucoup de patients soignés pour un LNH sont traités soit par chimiothérapie, radiothérapie ou thérapie biologique, soit par une association de toutes ces thérapies. Une greffe de cellules souches autologus ou allogénique est parfois nécessaire. Sauf cas exceptionnel, la chirurgie n'intervient qu'au moment du diagnostic du lymphome non hodgkinien. Retrouvez l'ensemble des traitements ici.

La recherche en cours investit des efforts considérables pour évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments et d'associations de traitements. En parallèle, les chercheurs tentent de mettre en place de nouveaux protocoles pour minimiser la toxicité à court et moyen terme de ces traitements. Le traitement du lymphome non hodgkinien fait des progrès rapides et de nombreux nouveaux traitements prometteurs sont en cours d'investigation.

1. Comprendre la thérapie du cancer

Les patients atteints d'un cancer sont naturellement inquiets de savoir ce que l'avenir leur réserve et posent souvent des questions concernant l'issue de leur maladie ou les facteurs de pronostic, terme médical utilisé pour décrire la façon dont la maladie risque d'évoluer et les chances de guérison. En tant que patient averti, il est important de comprendre la nature de votre cancer et ce qu'il faut attendre des traitements, en particulier toutes les implications que la maladie va avoir sur la qualité de vie (le mode de vie, l'impact psychologique et les retombées économiques).

2. L'abstention thérapeutique

Les médecin peuvent ne pas prescrire immédiatement un traitement à un patient atteint d'un lymphome non hodgkinien. Le patient continue à vivre normalement tant que les symptômes du LNH ne sont pas présents. Il consulte régulièrement son médecin pour des visites de suivi et pour effectuer des examens de laboratoire et d'imagerie médicale. L'abstention thérapeutique peut être envisagée pour certaines formes de lymphomes folliculaires ou d'autres formes de lymphomes indolents (faible malignité). Dès que le patient commence à montrer des signes d'évolution de la maladie, un traitement est mis en œuvre.

3. Les facteurs de pronostic

Le pronostic est le terme médical utilisé pour décrire la façon dont la maladie risque d'évoluer et les cahnces de guérison. Les facteurs de pronostic sont définis à parit d'informations recueillies aurpès de milliers de patients qui ont eu la même pathologie. L'analyse statistique de ces informations fournit au médecin une idée générale de l'évolution de la maladie seon le tpe de lymphome diagnostiqué, ainsi que les indications concernant les types de traitement qui ont donné les meilleurs résultats.

Cependant, chacun régait différemment et les statistiques tirées d'un large groupe de patients ne permettent pas de prévoir avec une absolue certitude quelles seront l'évoluion de la maladie et la réponse aux traitements chez une personne donée. Le médecin qu vous soigne et qui connaît votre situation est le mieux placé pour interpréter ces statistiques et déterminer la façon dont elles s'appliquent à votre situation.

4. Facteurs pouvant affecter les chances de succès du traitement

Outre le type de lymphome est son grade, d'autres facteurs peuvent influer sur la réponse individuelle au traitement, notamment :

  • L'âge : les patients jeunes présentent souvent une réponse plus favorable que les patients plus âgés. Pour des raisons qui demeurent encore inconnues, le pronostic des lymphomes chez les sujets jeunes est généralement meilleur que chez les personnes âgées. Par ailleurs, les patients plus jeunes supportent mieux les effets indésirables des traitements car ils ont généralement moins de problèmes de santé (tels que les maladies pulmonaires ou cardiaques) qui limitent les options thérapeutiques ou les doses.
  • L'état général du malade : il est évalué afin de proposer le traitement le plus approprié.
  • Le taux de certaines protéines sanguines : les taux sanguins de lactate déshydrogénase (LDH) et de bêta-2 microglobuline (B2M), ainsi que le taux d'hémoglobine pour les lymphomes folliculaires, sont pris en compte.
  • Le nombre de localisations extra-ganglionnaires : les patients atteints d'un LHN qui s'étend à l'extérieur des ganglions lymphatiques et qui touche d'autres organes, tels que la moelle osseuse et le système nerveux central, ont tendance à avoir des chances de guérison moindres que ceux dont la maladie reste localisée. Ce facteur s'observe en particulier pour les lymphomes agressifs. Il est moins pertinent pour les lymphomes indolents. Ainsi, pour les lymphomes diffus à grandes cellules B, on distingue les patients qui n'ont aucun ou un seul organe touché des patients qui ont au moins deux organes touchés.
  • Le stade de la maladie : les stades I et II décrivent en géréral une tumeur localisée, alors que les stades III et IV désignent un lymphome étendu à d'autres organes ou dont l'évolution est avancée.

A partir de ces différents facteurs, les médecins ont développé des outils de pronostic afin de prédire les chances de succès d'un traitement. Ces outils constituent également une aide pour les médecins dans le choix du traitement le plus approprié pour un patient donné.

Dernière mise à jour le 17/12/2018 à 12:12

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Association de malades atteints d'un lymphome ou cancer des ganglions, une forme de cancer du sang touchant certains globules blancs, les lymphocytes.
Agrément au niveau national d'association représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, par arrêté du 6 juin 2018 (JO du 15 juin 2018).

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